Hors série Numéro 2 - Avril/juin 2011


Sommaire


Éditorial

Un seul objectif: Agiter l'idée de la gratuité pour bousculer la vie politique
Le Sarkophage existe depuis le 14 Juillet 2007. Nous assumons cette fonction de bouffeurs… de Sarko. Nous n’aimons pas ce monde de profit et de mépris des faibles. Nous ne pourrons peut-être pas changer ce monde capitaliste mais nous devons au moins essayer d’en inventer un autre.
Nous aimons l’idée d’une gauche écologiste maquisarde, buissonnière. Nous savons qu’on ne pourra jamais rompre le cours de la vie en culpabilisant les gens :  « Salauds de pauvres qui osez revendiquer alors qu’il y a le feu à la planète ! »
Nous n’appartenons pas à ceux qui désespèrent Billancourt ni de Billancourt. Le grand enjeu est de susciter le désir, de lui rendre sa vertu subversive.
Nous aimons la gratuité car elle donne à rêver, à penser, à lutter, à construire. Nous sommes de cette gauche antiproductiviste tout à la fois rebelle et bâtisseuse.
Le Sarkophage savoure les disputes théoriques car nous sommes convaincus qu’une partie du problème réside dans le retard de la pensée critique.
Nous travaillons avec de nombreuses associations et municipalités. Ce sont autant de lieux d’expérimentation sociale et politique, autant de laboratoires qui permettent de reprendre espoir et d’affûter nos armes.
Le Sarkophage a co-organisé en novembre 2009 son premier colloque international avec la ville de Vaulx-en-Velin (Rhône) sur le thème du ralentissement… Oui, nous voulons ralentir la ville, pour la rendre aux plus pauvres, puisque toute accélération se fait toujours au détriment des plus faibles.
Nous avons organisé en novembre 2010 un deuxième colloque avec la communauté d’agglomération les Lacs de l’Essonne sur le thème de la gratuité des services publics.
Ce hors-série poursuit la réflexion engagée lors de cette rencontre. Un seul objectif : agiter l’idée de gratuité pour bousculer la vie politique…
Nous en aurons besoin si nous voulons que 2012 soit porteur d’espoir. ■

Paul Ariès