14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d'un nouveau journal d'analyse politique
"À cause du peuple!"
Le Sarkophage fondé en 2007 sur la base d’une réaction viscérale à l’élection de Nicolas Sarkozy, tant son style au-delà même de sa politique nous révulsait, souhaite sa défaite. Nous la souhaitons tellement que nous nous préparons à changer de titre de journal. Notre aventure éditoriale est fondée sur trois grands combats : faire advenir une gauche antiproductiviste, faire émerger une gauche des passions joyeuses, du bien vivre… Mais ces deux combats sont perdus d’avance tant que le peuple ne sera pas de nouveau debout ! Notre combat est donc bien un combat par le peuple, avec le peuple, pour le peuple. « À cause du peuple », nous agissons. « À cause du peuple » nous risquons bien de perdre. « À cause du peuple » et non pas « la cause du peuple » car cet effacement du « L » témoigne que nous en avons fini avec les visions monolithiques, militaristes du politique.
Notre site est en cours de réalisation, tous les articles de chaque numéros ne sont pas encore disponible
Prochain numéro (n°28) en kiosque le 14 janvier 2012
Les numéros 1 à 27 de "Le Sarkophage" et les n°1 et 2 des Hors séries ne sont plus disponibles à la vente
En kiosque le 17 février 2012
Ne ratez pas notre hors série n° 3
Désobéissez!
Nous publions un hors série sur la désobéissance citoyenne.
Au sommaire : les grandes figures de la désobéissance, les grands actes de désobéissance, désobéir demain sous la gauche ?, comment renouer avec le droit de glanage ?
- 32 pages d’analyse sur toutes les formes actuelles de désobéissance : individuelle, collective, professionnelle, institutionnelle, avec des témoignages de militants, de juristes.
- 32 pages pour préparer le deuxième Forum national de la désobéissance de septembre 2012.
- 32 pages pour désobéir par le rire, par la réflexion et par l’action.
À la suite de nombreuses demandes, ce hors série de 32 pages sera envoyé à nos abonnés pour le prix d’un numéro simple de 16 pages.
En kiosque : 32 pages, 5 euros
Deuxième forum national de la désobéissance
Désobeir pour construire des alternatives...
Samedi 29 et dimanche 30 septembre 2012 à Grigny (voir actualité)
Cet été à Emmaüs Lescar-Pau
FORUM MONDIAL SUR LA PAUVRETE
24, 25 et 26 juillet 2012! (voir actualité)
Le Sarkophage soutient la parution de la nouvelle revue internationale Les Zindigné(e)s dont le premier numéro est en vente dans les bonnes librairies ou par correspondance sur le site www.golias.fr
Au sommaire du premier numéro :
Un dossier complet sur les mouvements des indignés avec des correspondants dans une trentaine de pays. Avec des textes d'Espagne, du Portugal, d'Italie, d’Israël, des Etats-Unis, de Guadeloupe, de Russie, des printemps arabes, de Hongrie, de Palestine, etc. Quels bilans ? Quelles perspectives ?
Une trentaine d'auteurs, sous la direction de Paul Ariès.
Pour un tribunal Russel contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !
Signez la pétition en cliquant sur ce lien
14 juillet 2007 : lancement d'un nouveau journal d'analyse politique
"À cause du peuple!"
Le Sarkophage fondé en 2007 sur la base d’une réaction viscérale à l’élection de Nicolas Sarkozy, tant son style au-delà même de sa politique nous révulsait, souhaite sa défaite. Nous la souhaitons tellement que nous nous préparons à changer de titre de journal. Notre aventure éditoriale est fondée sur trois grands combats : faire advenir une gauche antiproductiviste, faire émerger une gauche des passions joyeuses, du bien vivre… Mais ces deux combats sont perdus d’avance tant que le peuple ne sera pas de nouveau debout ! Notre combat est donc bien un combat par le peuple, avec le peuple, pour le peuple. « À cause du peuple », nous agissons. « À cause du peuple » nous risquons bien de perdre. « À cause du peuple » et non pas « la cause du peuple » car cet effacement du « L » témoigne que nous en avons fini avec les visions monolithiques, militaristes du politique.
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- 32 pages pour préparer le deuxième Forum national de la désobéissance de septembre 2012.
- 32 pages pour désobéir par le rire, par la réflexion et par l’action.
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Dernier numéro
Éditorial
Battre Sarkozy... sans illusion
Nous voulons battre Sarkozy, mais sans entretenir d’illusions sur les socialistes. Nous participerons donc à la campagne, mais à notre façon, celle des pas de côté. Nous préférons donc relire ce texte publié dans Les Temps Modernes en 1959 (et récemment republié par Agone) dans lequel Dionys Mascolo (1916-1991), époux de Marguerite Duras et ami de Robert Antelme, s’interroge sur « le sens et l’usage du mot “gauche” ». Ce texte n’a rien perdu de sa fraîcheur ni de son importance. Dionys Mascolo, figure du communisme critique de l’après guerre, y écrit que la gauche ne peut qu’être déchirée puisqu’il est dans sa nature même de l’être. La gauche serait en effet le nom que l’on donne à tout refus (même partiel) de ce qui est. Elle est donc une contestation de tout ce qui est donné comme indépassable : « Tout acte de gauche a ce sens : il est le refus d’une limite établie. Toute réflexion de gauche a ce sens : elle est la négation d’une limite théorique. Toute sensibilité de gauche a ce sens : le dégoût des limites, théoriques et pratiques ». On comprend mieux les résistances des gauches à l’antiproductivisme et à l’objection de croissance qui témoignent de la nécessité de penser et d’organiser des limites. Ce clivage n’est pas nouveau, puisque Mascolo oppose déjà à ce refus des limites caractéristique de la gauche leur acceptation qui, elle, serait révolutionnaire. Il poursuit : si la gauche a une méthode (le refus des limites), elle n’a pas de principe (de concept), contrairement, une fois encore, aux révolutionnaires. Le révolutionnaire n’est donc pas celui qui multiplie les refus, celui qui transgresse plus qu’un autre, car ce n’est pas à la somme des transgressions que l’on juge une politique émancipatrice, mais à sa capacité à donner à chacun le droit de vivre. On pourrait ajouter en cette période de récession que « la question même de refuser ou de ne pas refuser ne se pose qu’à celui qui n’est pas dans l’état de dépossession […]Celui à qui tout est déjà refusé n’a certes pas tellement d’efforts à fournir pour refuser quelque chose, pas tellement à faire pour repousser des tentations inexistantes », mais cela ne contribue en rien à en faire un humain émancipé. La leçon mériterait d’être entendue par tous ceux qui s’entêtent à confondre décroissance et récession, que ce soit Luc Ferry qui, dans Le Figaro du 8 décembre 2011, clame : « On nous avait promis une Europe de la croissance et du plein emploi, nous avons la décroissance et le chômage », ou que ce soient les milieux de droite de la décroissance qui ne voient pas la différence entre l’austérité et le partage et sabrent joyeusement le champagne à chaque flambée du prix du pétrole. Laissons Mascolo répondre à ces dangereux lanceurs de sortilèges antipopulaires : « La question même de refuser ceci ou cela peut n’être que bourgeoise […] C’est l’éternel côté franciscain des riches, complément nécessaire, luxe supplémentaire, grâce auquel il leur devient possible de jouir librement des richesses conservées. » A la question de savoir, non pas ce qu’il faudrait supprimer comme consommation excédentaire, mais ce qui serait « nécessaire pour devenir révolutionnaire », et donc ce qui manque aux hommes de gauche » pour l’être vraiment, Mascolo répond qu’« il leur manque d’abord le simple esprit de pauvreté ou de simplicité… La seule façon de rallier la gauche à l’idée révolutionnaire serait de lui faire admettre que « L’homme en proie au besoin n’est pas un homme – ou il ne l’est que d’autre part […] c’est-à-dire en tant qu’il oublie le besoin, et donc en tant qu’il est déjà un homme : cet être oublieux juste- ment, distrait, désintéressé, curieux, jouisseur, rieur, joueur, buveur, rêveur, par-dessus tout rêveur. L’homme en proie au besoin, lorsqu’il exige que ce besoin soit satisfait, c’est toujours son besoin d’être un homme qu’il exprime »… même à travers la revendication d’une augmentation du SMIC. Et il n’est nullement nécessaire pour cela qu’il sache ce que c’est qu’être un homme. Il suffit qu’il éprouve la nécessité de supprimer ce qui l’empêche de l’être. Ce qui interdit finalement à la gauche d’être révolutionnaire c’est qu’elle oublie qu’aucune exigence de gauche n’est justifiable si elle ne va pas avec un autre projet de société, si elle se contente d’exiger une plus grosse part du gâteau empoisonné. A ceux qui nous accusent de ne pas soutenir le Parti socialiste et de créer un risque d’éparpillement des voix et donc un nouveau 21 avril, à ceux qui nous reprochent de ne pas partir la fleur au fusil avec les candidats de la « vraie gauche » (oui, mais laquelle ?), nous répondrons que la responsabilité ultime leur en incombe. C’est à eux de donner envie de voter pour un projet. Ne reprochez pas au peuple sa lassitude. Tout le reste est, comme disait Marx, du Trade-Unionisme…
Paul Ariès
Paul Ariès
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